Astuces

Réaliser la couverture de son roman

Ca y est, vous avez écrit votre roman. Il est prêt à être jeté en pâture aux lecteurs de tout poils, qu’ils soient gentils… (grosse voix rauque) OU MECHANTS !

Peut-être même que mes petits trucs vous ont aidé à écrire votre livre :
Mes outils pour écrire un roman
Comment j’organise mes histoires

Maintenant, si vous êtes écrivain auto-édité, vous avez le choix de passer par un graphiste professionnel, mais il y a de forte chance pour que vous réalisiez vous-même la couverture de ce roman. Je vous propose donc une exploration du monde des « covers » et un rapide tour d’horizon des outils disponibles en ligne pour vous aider à les concevoir.

Pour vous aider à naviguer dans cet article vous pouvez utilisez les raccourcis suivants :
Le nom de l’auteur
Le titre du roman
Le nom de la maison d’édition
L’image de la couverture
Les ouvrages techniques ou les essais
Quelques erreurs
Les outils

Faire la couverture de son livre

constitution-dune-couverture-de-livre
Crédit illustration globe-reporters.com

Tout d’abord, on ne dit pas couverture, mais première de couverture ou 1ère de couv si on veut faire pro. C’est la page qui contient la jolie illustration avec le titre et qui donne envie de lire le résumé se trouvant de l’autre côté du livre, sur la 4ème de couv. Sur le dos de la photo, de la 1ère de couv, c’est la 2ème de couverture. De l’autre côté du résumé, derrière la 4ème de couverture donc, c’est la 3ème de couv. Vous suivez ?

Ok, je continue.

Cela étant dit, je ne vais pas m’attarder dans cet article sur l’ensemble de la couverture, (c’est une affaire de graphiste et d’imprimeur) mais uniquement sur cette fameuse 1ère de couv.

Non je ne parle pas pour rien, JE T’EXPLIQUE !! Ah mais, ça va oui. Je suis encore chez moi. Reprenons… et arrête de m’interrompre !

Il existe quelques règles graphiques pour l’organiser cette première de couv (et des mentions légales obligatoires pour l’ensemble du livre).

Il y a :

  • le nom d’auteur (c’est vous, sauf plagiat, mais c’est pas bien) ;
  • le titre du livre (un truc qui déboîte) ;
  • le nom de l’éditeur (sauf auto-édité, à moins qu’on veuille se la jouer) ;
  • une image (illustration, photo, gribouillis, etc.) ;
  • le type d’histoire (roman, essai, ma vie mon oeuvre, etc.).

Le nom de l’auteur

A priori, le titre du livre devra être plus visible que votre nom d’auteur, mais suivant votre renommée, votre nom pourra être plus gros que le titre parce que les lecteurs achèteront vos oeuvres quelqu’en soit le titre, la couverture, le résumé ou la critique.

Ce n’est pas mon cas (un jour peut-être 🙂 ) donc j’opterai pour la première solution : le titre plus gros que mon nom.

On peut voir sur les couvertures sélectionnées ci-dessus, que l’illustration, est bien visible, mais surtout lisible (ce qui n’est pas la même chose). On voit ce qu’elle représente parce que le texte n’en masque pas les éléments représentatifs. Mieux, parfois le texte est même intégré à l’illustration comme sur la couv de Musso.

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Les Dieux Sauvages, de Lionel Davoust

La renommée, dont je parlais plus haut, est ici flagrante. Chattam, Musso et Levy sont trois auteurs régulièrement dans les 200 meilleures ventes de livres de l’hexagone. Les achats se font probablement plus sur leurs noms que sur le titre de l’oeuvre ce qui justifie la taille de leurs noms sur la couverture (la couv de Levy a une petite particularité dont je parlerai plus bas). En revanche, des auteurs moins connus du grand public (ce qui n’empêche pas le talent) comme Lionel Davoust doivent rester dans la ligne « ambiance / titre » pour attirer le lecteur. Leurs noms seront donc moins visibles que les titres de leurs histoires.

Le titre du roman

Il y a trois caractéristiques sur le titre de votre histoire :

  • le texte lui-même (ici « les Dieux Sauvages »)
  • la police de caractère
  • la taille du texte

Le texte

Eh oui, vous n’y couperez pas, il va falloir trouver ZE titre. Les deux ou trois mots voire la petite phrase qui accrochera le futur lecteur. Je n’en parlerai pas ici, car cela peut faire l’objet d’un article à lui tout seul. Cela dit, en fonction de ce texte, vous devrez travailler l’organisation des mots. Sachez par exemple qu’on ne coupe pas un titre n’importe où. Imaginez « Le mystère des dieux » de Bernard Werber dont le titre aurait été coupé ainsi :

bernard-werber-le-mystere-des-dieux

Le mystère des
Dieux

au lieu de la couverture officielle, ci-contre.

Retenez qu’en général, on ne termine pas une ligne par un pronom (que, qui, où, dont) ou une préposition (de, du, de la, des).

La taille du texte

La taille du texte peut être définie par sa largeur, sa hauteur et la volonté du graphiste aux commandes (peut-être vous-même). Grosso modo la largeur se définie par la taille des caractères bien sûr et le nombre de mots (qui passera sur deux lignes ou plus si besoin), tandis que la hauteur sera définie par la taille des caractères (toujours) et le nombre de lignes (voir plus bas).

La police de caractères

C’est un point épineux car cette police devrait me semble-t-il, transmettre ce que le titre et l’histoire suggèrent. Une police fine et souple pour un roman d’amour ou une police lourde et massive pour une histoire de guerre (mais ce ne sont que des exemples).

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A gauche, la police originale. Au centre le titre en Brainfish. A droite en Cute Script

Le titre du roman « Un long dimanche de fiançailles » de Sébastien Japrisot (1991), ne sera pas mis en page de la même façon suivant qu’il est écrit avec une Brainfish ou en Cute Script.  De plus, la casse (majuscules ou minuscules) permettra d’imposer le titre à l’oeil du lecteur.

Le nom de la maison d’édition

Si vous réalisez vous-même la couverture de votre roman, vous êtes (ou serez) sûrement auto-édité, les ME faisant faire le boulot par des illustrateurs ou graphistes professionnels. Dans ce cas, la mention de la maison d’édition (en fait le nom du site) n’est pas obligatoire sur la 1ère de couv mais peut être insérée dans le livre lui-même, au début ou à la fin du livre sous la forme :

Publié via Machin
ou
Publié sur www.machin.com

L’image de couverture

Aaaah, c’est ici que vous m’attendiez ? Je me disais mince, je me sens tout seul 🙂
L’illustration, c’est LE gros morceau de votre 1ère de couv. En une image (une simple couleur, une illustration de type BD, une photo ou une peinture), le sujet de votre histoire doit être évident ou mystérieux, selon… l’histoire que vous racontez. Eh oui, cette « 1ère de couv » peut aussi bien être l’image finale de l’histoire, que le visage de la méchante… ou du héros.

J’avoue que je trouve dommage qu’au moment de réaliser LA couverture de leur bébé d’amour, les jeunes auteurs oublient d’un coup non seulement tous les livres qu’ils ont lu auparavant, mais aussi tous les livres qui sortent au même moment.
Des centaines, des milliers d’exemples qui peuvent les inspirer (attention, l’inspiration n’est pas de la copie… je dis ça je dis rien).

Les illustrations

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Les mystères de Larispem de Lucie Pierrat-Pajot

Et donc, oubliant tout ce qui a pu se faire auparavant, les auteurs amateurs se contentent pour leur couverture d’une jolie image et d’une police à fort caractère placée avec plus ou moins de bonheur.

Passons en revue, si vous le voulez bien, quelques couvertures dignes d’intérêt. Autant pour leur originalité que pour leur classicisme.

« Les mystères de Larispem » de Lucie Pierrat-Pajot joue la carte de l’illustration. Mary Donatien la créatrice de cette couverture, utilise une mosaïque moderne pour présenter le roman. Peu de couleurs, celles qui sont utilisées sont ternes et donnent une ambiance oppressante. Et en même temps, il y a plein de place en plein milieu pour le titre.
Le nom de l’auteur n’apparaît pas au premier regard (centré en haut) ce qui est assez logique pour un premier roman (lauréat du concours premier roman jeunesse chez Gallimard).

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Ma vie selon moi, de Sylvaine Jaoul

Toujours dans l’illustration, vos couvertures peuvent être plus colorées, dans le style BD.
Un des exemples de romans paru dernièrement qu’on peut trouver ainsi vêtu pourrait être « Ma vie selon moi », de Sylvaine Jaoul paru aux éditions Rageot. Les illustrations sont du Colonel Moutarde (pas celui qui a tué le docteur Lenoir dans la bibliothèque avec un chandelier, l’autre, l’illustrateur).

Bien sûr il y a autant de style d’illustration qu’il y a d’illustrateurs et vous pouvez choisir ce qui vous convient le mieux. Sachez qu’une fois le dessin choisi, vous n’êtes pas obligé de le coller tel quel sur votre couverture. Vous pouvez décider d’en modifier le cadrage pour plus de dynamisme.

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La Guinguette de Bernard Clavel

Pour exemple cette couverture de Dimitri Selesneff illustrant le roman « La Guinguette » de Bernard Clavel paru chez Albin Michel, dont on ne peut voir la totalité. Pourquoi cette dame au chignon court-elle avec des chats dans ses bras ? Vers quoi court-elle ? Que fuit-elle ? Mystérieux, intéressant.

Les symboliques

Plus classique dans sa composition, « Lunes d’ivoire » de Julie Eshbaugh paru chez Pocket Jeunesse ne se contente pas du symbole en plein milieu de la couv, mais laisse entrevoir un mystérieux visage dans un fond aux couleurs bleutées. De plus, quelques éclats de lumière jaune planent sur le titre ce qui donne un petit parfum de magie.

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Lunes d’ivoire de Julie Eshbaugh

Je parle d’une composition plus classique dans ce cas-là car c’est un format que l’on trouve assez fréquemment en fiction comme ci-dessous avec « Le dernier magicien » de Lisa Maxwell paru chez Casterman, « Slaves of the Mastery » de William Nicholson ou encore « Divergente » de Veronica Roth.

Je ne dis pas que ce n’est à ne pas faire !
Au contraire si votre histoire le permet, c’est une couverture plutôt standard qui peut faire pro sans connaissances trop poussées en graphismes. L’effort reste bien sûr à fournir sur l’originalité du symbole central et la typo utilisé.

Sans véritable travail, vous retomberez dans le travail d’amateur dont le lecteur s’éloigne en disant avec un petit sourire : « Oh ! Elle est bien kitch celle-là ».

Je ne vais pas me faire d’amis mais je vais quand même vous mettre quelques exemples de couverture amateur un peu plus bas afin de les décortiquer.

Variantes et variations

Je voulais aussi aborder la problématique que rencontre assez souvent les jeunes graphistes en se disant qu’ils ont fait le tour de leur couverture, et qu’on peut rien faire de mieux : « J’ai tout essayé c’est nul ! ».

Afin de vous prouver qu’on peut toujours trouver une nouvelle orientation graphique, je souhaitais vous présenter le travail d’Olly Moss, une illustratrice qui s’est penchée sur le « Harry Potter » de J.K. Rowling (des fois qui en a des qui sauraient pas). Elle a exploré plusieurs pistes graphiques pour l’ensemble des livres. Je ne vous ai préparé « que » la sélection du premier tome : « Harry Potter et la pierre philosophale », afin que vous puissiez vous rendre compte du travail de recherche qu’elle a effectué sur un seul et même thème. Un travail juste remarquable… de mon point de vue.

Comme quoi avec de l’imagination, un sujet peut se renouveler à l’infini. C’est valable en graphisme comme ici tout comme en littérature (le nombre de variantes de Roméo et Juliette, ne se compterai pas sur les doigts du main qui aurait 200 doigts).

Vous pouvez effectuer des recherches similaires en regardant les différentes éditions d’un même roman au fil du temps. Sur LivrAddict (une bibliothèque virtuelle), il est possible de voir presque toutes les éditions d’un seul bouquin (exemple ici avec le portrait de Dorian Gray).

Les fresques

Pas la montagne hein… ben si, les fresques, le toit du monde, Rooh « l’Everest » quoi… ok laissez tomber ! 😀

Le must est bien évidemment de passer par un professionnel. Laurent Génefort, pour sa trilogie « Spire » aux éditions Critic, a fait appel à l’illustrateur Manchu, bien connu des amoureux de SF et de jeu de rôle (ex. Empire Galactique, je sais je suis vieux). Déjà, dans le cadre d’un ouvrage unique, une illustration de qualité donne une vraie patte de pro, mais quand en plus, cette illustration donne l’occasion de lier les ouvrages avec un visuel unique comme ici, c’est vraiment cool.

Vaisseaux spatiaux sur fond intersidéral
Illustration de Manchu pour la trilogie Spire de Laurent Génefort

Pour terminer sur le sujet, je ne résiste pas à l’envie de vous placer un autre exemple de travail global. La fresque magnifique que Florence Magnin réalisa dans les années 70 (il me semble) pour le cycle des Princes d’Ambre de Roger Zelazny (10 tomes pour une histoire à tomber) pour le compte des éditions Denoêl, reste pour moi un véritable travail d’orfèvre et a participé, pour moi, au plaisir de la lecture.

Cette fois, chaque personnage prend place dans un décor unique. Chaque tome voit sa couverture décalée, ce qui donne une fresque également sur le dos du livre. Génial !

florence-magnin_le-cycle-des-princes-dambre

roger-zelazny_le-cycle-des-princes-dambre

Les ouvrages techniques ou les essais

Les ouvrages techniques ne sont pas soumis aux mêmes règles tout simplement parce l’idée n’est pas la même. Il n’est pas ici question de véhiculer une émotion, une ambiance mais d’annoncer ou d »interpeller rapidement sur un sujet.

Dans les deux premiers exemples ci-dessus que sont « Disruption » de Stéphane Mallard (où il est question d’intelligence artificielle) et « Design & Innovation dans la chaîne du livre » de Stéphane Vial et Marie-Julie Catoir-Brisson (où l’on vous parle des métiers de l’édition… je l’ai presque fait exprès), la typo sert d’accroche. L’ambiance importe peu, on veut que le lecteur comprenne de quoi il retourne immédiatement avec une touche de style.

Comme il y a toujours quelques exceptions j’ai ajouté à cette petite sélection le roman « Toi plus que tout » de Mia Sheridan, qui utilise ce principe, parce que finalement tout est possible.
J’avoue que personnellement je ne suis pas fan d’une couverture qui manque d’ambiance et quand on connaît l’histoire, on se rend bien compte que la couverture ne parle de rien. Seul le titre est accrocheur et je pense que si les ventes sont bien là, c’est plus grâce au nom de l’autrice que son titre.

Quelques erreurs courantes

Attention, pour cette partie j’ai utilisé des couvertures que j’ai trouvé sur Wattpad. Je ne juge pas du contenu de ces histoires (elles ont bien plus de votes et de lectures que mon profil de wattpadien :p ). Il s’agit ici simplement de mettre le doigt sur les problèmes liés à la mise en page des couvertures.

Dans les exemples ci-dessous, on peut noter plusieurs problèmes de conception. Ne criez pas, je suis tout à fait conscient que certaines d’entre elles ont été créées à l’aide d’outils en ligne et ne permettent pas de faire ce que l’on veut, c’est pour l’exemple.

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Ne pleure pas

Sur la couverture de « Ne pleure pas« , l’auteur veut en montrer trop. De fait, la couverture manque d’ambiance. Une seule photo pleine page aurait permis cette mise en ambiance tout en plaçant le lecteur dans l’Univers qui semble ici abordé.

jeune-auteur_hounkpatin-sarah_amour-ou-haine
Amour ou haine

Avec « Amour ou haine« , on ne sait pas ce que veut dire Sasu en haut, ou Poka en bas, et cerise sur le gâteau, le titre est hors couverture, ce qui le rend peu lisible. C’est dommage, l’illustration de Poka (tiens c’est ça que ça veut dire) est bien sympa.

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The Wolf fly

La couverture de « The wolf fly » pose quant à elle un problème de contraste. La police de caractère utilisée pour le texte est trop complexe (hey ça rime). De plus la couleur bleu sombre a du mal à se détacher du fond lui aussi complexe… mais là ça rime plus.

jeune-auteur_petit-panda_portail-lautre-monde
Portail de l’autre monde

Sur le « Portail de l’autre monde« , le titre est serré sur une seule ligne tout en haut de la couv, alors qu’on a plein de place en bas et qu’il pourrait de fait être sur deux lignes. De plus, la police de caractère est trop complexe pour sa taille. Peut-être que plus grande… faut voir.

jeune-auteur_raven41_frenesie
Frénésie

Pour terminer, la photo de « Frénésie » est très jolie, mais le texte débute dans une zone de la photo dont la couleur se mélange presque avec la couleur du titre… qu’on ne lit pas bien.

En résumé, les problèmes les plus courant que j’ai trouvé sont :

  • manque de contraste
  • typo trop complexe et mal gérée
  • trop de texte sur une seule ligne
  • image de fond trop complexe
  • manque d’ambiance

Avant d’utiliser une photo ou une illustration qui ne vous appartient pas, n’hésitez pas à contacter l’artiste pour lui demander la permission d’utiliser son oeuvre (imaginez la tête que vous feriez si quelqu’un copiait votre texte sans votre consentement). Si vous ne trouvez pas le moyen de le contacter, et même si vous trouvez d’ailleurs, n’oubliez pas de le citer sur une des premières page du livre. Ca fait toujours plaisir et ça ne mange pas de pain.

Il ne faut pas hésiter. Les artistes ne vous mangeront pas. Au pire ils refuseront… pas de vous manger, de vous prêter leurs oeuvres 😉

Une de mes couvertures

Couverture bleue avec visage, planète et vaisseau spatial
Ce livre n’existe pas ! Pas encore ^_^

Personnellement je suis en rédaction de deux romans (ceux qui me suivent les connaissent déjà un peu). Le premier « Nouvelle Conscience » est en relecture et je n’ai pas encore trouvé la couverture idéale. Je travaille dessus.

En revanche, le second roman « La quête du souffle » m’inspire tellement, que la couverture est terminé et à mon goût.

Il y est question de magie, de voyage spatiaux et d’un enfant. La couverture me semble refléter l’ambiance et l’univers de l’histoire.

Comme je ne suis pas connu, le titre est plus gros que mon nom (en fait un nom de plume). La police de caractère est légère et gracieuse comme un souffle, que l’on retrouve avec la photo.

Les outils de mise en page

Comme tout le monde n’a pas un ordinateur suffisamment puissant pour traiter les images, je vous mets une liste de logiciels à utiliser ET les outils en ligne pour faire sans logiciels.

Petite précision : un logiciel de mise en page n’est pas un logiciel de création graphique. La mise en page c’est l’art d’organiser des éléments de différents types (textes, photos, illustrations, etc.). Pour de la création, utilisez des logiciels de… création 😉
Pour répondre à toutes les attentes d’ailleurs, je vous en mets quelques uns dans les listes suivantes.

Les logiciels gratuits

J’accompagne cette liste des liens de téléchargements et d’une playlist de vidéos Youtube vers des didacticiels (des tutos quoi) pour débutants.

Les logiciels payants

Même en version payante, Adobe (l’éditeur) vous permet de tester ces logiciels sans bloquer aucun des outils y compris la sauvegarde, l’export, l’importation d’images, etc.

Les plateformes en ligne

Si vous n’êtes pas à l’aise avec l’installation des logiciels il est possible de faire votre couverture en ligne. Les plateformes listées ci-dessous offrent toutes des outils de bases gratuits. Pour certains en plus, il y a une version pro, qui elle est payante.

Ces outils contiennent évidemment quelques contraintes qui vous empêcheront de faire exactement ce que vous voulez. Cela dit, mieux vaut quelques contraintes que pas de couverture 🙂

Canva
Stencil
Designbold
Fotor
Be Funky
Desygner

Les ressources : illustrations, photos ET police de caractères

Eh oui, pour faire toutes vos mises en page, il va vous falloir des ressources visuelles libres de droit ET gratuites. Soit vous avez aussi la fibre artistique et vous vous débrouillerez très bien, soit vous ne l’avez pas et je suis votre bonne fée. Oui je sais, vous pouvez aussi m’appeler Dieu, mais si, mais si, ça me fait plaisir 🙂

Libre de droit veut dire que vous pouvez faire ce que vous voulez avec la photo une fois que vous l’avez. Mais pour l’avoir, parfois elle sera gratuite, parfois il faudra payer. Renseignez-vous avant de faire une bêtise. Ce n’est pas parce qu’on écrit sur Wattpad, Scribay, Fyctia ou Chatstories que ce n’est pas important 🙂
Rappelez-vous : que feriez-vous si vos histoires étaient copiées sans votre avis ?

Voici une sélection de sites internet afin que vous puissiez trouver votre bonheur. Et comme votre bonheur fait aussi mon bonheur, nous sommes heureux ensemble… c’est beau non ?

Photos

Illustrations

Peintures

Symboles

Polices de caractères

C’est chouette toutes ces nouvelles typo, mais savez-vous les installer ? Voici trois liens qui vous explique comment faire : pour MAC, WINDOWS et UBUNTU (linux)

Et si je passe par une maison d’édition ?

– « J’ai un contrat… wouhouuuuuuu ! Na na nèr-reuuuuu ! »
Ca, c’est ce qu’entendront vos proches pendant des semaines si vous décrochez un contrat avec une maison d’édition. C’est cool, félicitations (je suis un peu jaloux).
Pour vous cela dit, ça peu changer un peu les choses.

En effet, suivant le contrat, vous pourrez avoir votre mot à dire sur la couverture de votre roman… ou pas. Comme le dit Samantha Bailly dans la vidéo suivante : « Ca dépend », et ça dépend, ça dépasse 😀

J’espère que vous trouverez votre bonheur pour qu’enfin, vous puissiez détenir la couverture qui tue pour cette nouvelle histoire dont vous m’aviez parlé : mais si ce road trip dans l’Univers d’Alice au pays des Vermeilles où une petite fille toujours en retard et un lapin mangeur d’homme vont vivre une histoire d’amour que leur interdit le roi borgne des ours en peluche.

Ah bon, c’était pas vous ? Au temps pour moi.

Allez à plus et n’hésitez pas partager cet article à tous vos amis écrivains !

9 réflexions au sujet de “Réaliser la couverture de son roman”

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